Acteur, mannequin et chanteur à ses heures perdues, Won Bin est une star en Corée. Pourquoi donc me direz-vous ? Simple : il n’est pas désagréable à regarder.
Oh ! Je vous vois venir… « Oui, encore une potiche celui là, il sait rien faire » . Voyons, ce n’est pas beau la jalousie, messieurs… Certes, Won Bin n’a pas inventé l’eau chaude et il n’est pas prêt de faire de l’ombre à De Niro mais, contrairement aux apparences, il ne joue pas comme un acteur de Battle Royale 2 non plus, loin de là.
Repéré en Corée du Sud par la télévision (Autumn Tales, 2000) dans un role de minet avec une joli raie facon Beverly Hills, il a fait ses débuts au Japon bien avant le premier hanryū [1] grâce à un drama tout aussi fleur bleu, Friends, en compagnie d’une des idol suprême nippone de l’epoque : Fukada Kyōko. À niveau de jeu égal avec cette dernière il partait de loin… Pourtant Won Bin a prouvé par la suite qu’il avait un minimum de talent, tout d’abord grâce au réalisateur de Shiri dans Frères de Sang, puis dans My Brother comédie douce-amère sur la vie dans une famille monoparentale, et surtout dernièrement dans Mother de Bong Joon-ho. On ne pariait pourtant pas beaucoup sur sa filmographie mais il semblerait que Bi et sa masse musculaire en constante évolution récupèrent maintenant les rôles à textes subtils (Ninja Assasin…)
Mais tout cela n’est rien comparé à la multitude de photobooks, de campagnes de pubs (téléphone, banque, cosmétiques…) et de shooting de mode dans lesquels il apparaît. Parce que Won Bin, au fond, il jouerait comme Ueto Aya que les filles le regarderaient quand même en se liquéfiant. Un air de minet, une gueule de rebelle, une nouvelle coupe de cheveux, une séance photo promo pour un film sont autant d’événements capitaux pour ses fans hystériques. Ayant pris muscles (merci le service militaire !) et caractère, ayant fini sa crise d’adolescence (cheveux longs en bataille et tentative de moustache), il est maintenant l’équivalent coréen d’un Kimura Takuya.
- « boom coréen », ou « vague coréenne », des années 2004 à 2006 à travers toute l’Asie [↩]
