Iida Kaori ! Ah ben mince alors, on l’avait complètement oublié elle ! Honte sur nous ! Une si jolie fille. Pour ceux qui auraient passé les huit dernières années dans les montagnes d’Afghanistan, Iida Kaori fut l’un des membres fondateurs des Morning Musume jusqu’à son départ en 2004 pour cause de date limite de fraîcheur dépassée.

Désormais en solo, Kaori s’est spécialisée dans les reprises de chansons étrangères et en version originale s’il vous plaît ! La plupart de ses albums furent chroniqués dans ces pages et ce fut à chaque fois une énorme séance de rigolade ! Kaori n’y est pour rien, elle chante plutôt bien, mais la faute en revient essentiellement à la méthode japonaise de prononciation, tout en katakana. Cela donne des résultats très souvent… surprenants dirons-nous ! Pour résumer, seul un japonais pourra comprendre un autre japonais parlant une langue étrangère…

Quoi de neuf dans ce « plein d’amour » ? Ben rien, c’est comme avant, on se marre pas mal. Difficile de ne pas hurler de rire à l’écoute de ce IRRESISTIBLEMENT Anata no Toriko . Sans le texte sous les yeux, on comprend un mot sur quatre ; parfois, c’est juste une syllabe que l’on entrave dans une bouillie de sons faisant plus référence au klingon qu’autre chose. Avec un peu d’imagination, on visualise Kaori chantant avec une mâchoire sur le point de se décrocher ou une patate très chaude dans la bouche. Pauvre chérie ! Quand on pense à ses performances vocales dans le premier album des Tanpopo, on en est bien loin ici. On préfèrera nettement l’entendre chanter dans sa langue maternelle, comme ce Ai No Kotoba aux consonances très brésiliennes, et parfaitement maîtrisées.

Un album pour étrangers, pas pour les gens parlant les langues dans lesquelles Kaori s’essaye de baragouiner. De l’exotisme kitsch et 100% cliché, bref ! pour japonais !