Gong Li fit le bonheur des (rares) amateurs occidentaux de cinéma chinois durant toutes les années 90 avant de succomber aux lampions des barbares américains d’Hollywood, pour son malheur diront certains. Mais le malheur des uns fait le bonheur des autres. La place de « plus grande actrice chinoise » était vacante, Zhang Zi-yi en profita et la lui ravit plus ou moins.

Le cinéma asiatique étant très à la mode et suivi par un public de plus en plus nombreux, et pas forcément bridé, cela attise les convoitises et les places sont chères. La prochaine génération d’actrice made in China est déjà en route et cela se bouscule au portillon. Liu Yifei, parfois également appelée Crystal Liu Yifei, pourrait bien être la prochaine « grande » made in China.

Née le 25 août 1987, et après une vie familiale assez mouvementée et quatre années passées aux États-Unis, Liu Yifei postule à 15 ans au Beijing Film Academy et décroche très vite quelques rôles dans des drama et autres feuilletons. Peut-être parce qu’elle est une bonne actrice, sans doute parce qu’elle est très jolie… Grâce à tout cela, elle acquière assez rapidement une petite cote mais elle atteindra véritablement le grade de star avec son interprétation en 2004 dans le drama The Legend Of Sword And Fairy puis par le film Love Of May. Confortée par ce succès et réclamée par tous les producteurs de gros série télé chinoise, Yifei se lance en 2006 dans The Return of the Condor Heroes. Encore un énorme succès pour elle. Changeant de registre, parce qu’il faut toucher à tout et profiter de sa célébrité pendant qu’on le peut, elle enregistre la même année un album portant son nom, Liu Yifei, doté d’une très grosse promo puisque le disque sera décliné en japonais, baptisé All My Words, où la plupart des titres de l’album chinois, et quelques inédits, seront interprétés en japonais. Yifei bénéficiera également de nombreuses interviews et télé au Japon.

Cinéma, chanson, modèle à ses heures perdues, à 21 ans, l’avenir semble déjà tout tracé pour la jolie chinoise aux yeux ronds et au sourire assez désarmant. Il ne serait pas étonnant qu’elle finisse elle aussi par succomber aux étoiles de la gloire américaine…