Gosse de peintre, visite de l’expo Kitano à la Fondation Cartier
Gosse de peintre - Beat Takeshi Kitano

Une petite escapade s’imposait pour voir de plus près l’exposition Gosse de Peintre, allègrement placardée un peu partout sur les murs du métro parisien. Une initiative française pour un événement inédit dépassant largement nos frontières. Le fait est que beaucoup de touristes japonais fréquentent la Fondation pour cette occasion, mais ils sont loin d’être les seuls.

Que découvre-t-on sur place ? Pour les fans, une immersion in vivo dans l’univers du bonhomme. Pour les simples curieux, une promenade ludique et familiale où l’enfance n’est jamais loin et la simplicité de mise. Dès l’entrée le visiteur est accueilli par une sculpture représentant un jeune Kitano tenant à la main son propre cerveau. Le rez-de-chaussée est ainsi occupé par des mobiles enfantins, des créatures hybrides comme le side-car caméléon, ou des mises en scène pince-sans-rire, tel cet iconoclaste pendu récalcitrant ou les poissons contenant des sushis prêts à l’emploi. Des petits jeux sont proposés aux passants, et quelques grandes énigmes de l’histoire trouvent là une solution toute personnelle proposée par l’artiste, comme le mystère de la disparition des dinosaures enfin dévoilé. Au sous-sol, les délires télévisuels du Beat tournent en boucle sur les écrans, côtoyant peintures, assemblages dérisoires et humour naïf. Une boutique au premier étage propose affiches, cartes et goodies ; il y en a pour toutes les bourses et c’est tant mieux.Les mauvaises langues pourront toujours arguer de la notoriété de Kitano justifiant à elle seule une telle débauche d’effort culturel. Mais le charme opère en dépit de la relative minceur de l’entreprise. De toutes façons, vous avez jusqu’au 12 septembre pour juger par vous-même de la chose.

9 juin 2010 Aucun commentaire
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