Arnaqueur, joli-coeur, enqueteur Ji Woo est activement recherché par la police coréenne mais pas seulement… Jin Yi, elle, est poursuivie par une obscure organisation mafieuse. Quand leurs deux chemins se croisent c’est qu’il est temps de passer au plan B !
Armé de son indécoiffable mèche et de son sourire crétin, Ji Woo (incarné par Bi, l’acteur-chanteur qui aime la fonte), dandy post-moderne clairement inspiré par Lupin, ne s’embarasse que rarement de la légalité et ne lésine pas sur l’action, roues-arrieres, cascades et autres coups de pieds retournés pour résoudre ses enquêtes. Rien ne l’arrête en effet tant qu’un gros virement bancaire est à la clé, qu’il est possible de ridiculiser la police ou qu’une jolie fille est dans le coup. Mieux encore, les trois ! Et c’est ainsi qu’après un coup fumeux en Thailande il s’embarque dans une chasse au lingots d’or à travers toute l’Asie pour les beaux yeux de la mystérieuse Jin Yi (Lee Na Young), au nez et à la barbe de trois jour de l’inspecteur Do Soo (Lee Jung Jin) son ennemi perpétuel.
Dans toute bonne série asiatique un seul adversaire ne suffit pas et il se doit d’y avoir un rival sentimental, incarné ici par le magnifique americano-coréen Daniel Henney[1], beau ténébreux devant l’éternel qui échange nombres de coups et de regards noirs avec Ji Woo/Bi à chaque rencontre musclée.

Échec sur le plan des audiences Fugitive : Plan B a démarré sur les chapeaux de roues avant de s’écraser dans la répétition des retournements de situations (un peu la manière de Damages, dont le 15ème effet de manche fini par lasser) mais reste un cocktail fort rafraichissant de scènes d’actions à la hong-kongaise, de vicissitudes sentimentales à la coréenne, et de placement de talento à la japonaise[2]. Un peu longuet, téléphoné parfois, Fugitive : Plan B est un plaisir coupable rocambolesque qu’il est difficile de bouder qui nous nous entraine à travers toute l’Asie. Rafraichissant.
