first wing
first wing (Uehara Takako)

Nous sommes en 1999. Le groupe d’idoles numéro 1 de l’époque est SPEED. Mais leur étoile commence sérieusement à pâlir et elles tournent de plus en plus en rond musicalement parlant. Elles se prennent pour des Américaines à l’aide de rap ridicule et leurs singles ne sont que des resucées de leurs anciens tubes. Precious Time par exemple, sorti à ce moment-là, n’est rien d’autre qu’un copier-coller de White Love. Après la vertigineuse ascension, la chute se profile donc à l’horizon pour les quatre gamines. Il est temps de songer à l’avenir.

Alors qu’elles sont à Hawaii pour le tournage d’un clip et d’un reportage sur elles, Uehara Takako, l’une des « danseuses » du groupe, officiant donc derrière Hiro et Eriko mais que tout le monde a remarqué pour sa plastique, reçoit une lettre de Kawamura Ryūichi, le leader du groupe pour gamines Luna Sea aujourd’hui séparé. Kawamura, sous le nom de RK Works, tâte de la production quand il en a le temps. En 98, il produisait par exemple les folles de Shazna, dont le leader Izam était une sorte de visualeux empâté et habillé en Sailormoon… Tout un programme !

Dans sa petite lettre, Ryūichi propose à la jolie Takako de lui produire son premier single solo. Elle acceptera et My First Love sera l’un des cartons de l’année 99 (quinzième meilleure vente de l’année). La machine est donc lancée pour Takako en solo et les singles suivants marcheront tout aussi bien. Dans la foulée, ses copines de SPEED se lancèrent elles aussi mais sans faire le même score, la faute en revenant au fait qu’elles gardèrent le même producteur que SPEED, Hiromasa Ijichi…

En 2000, le premier album de Takako sort, First Wing, toujours produite par l’ami Ryūichi qui privilégie désormais les chansons sirupeuses et autres ballades au piano. Après avoir fait fantasmer des armées entières de boutonneuses au temps de Luna Sea, il vise désormais leurs mères comme clientèle… En douze chansons, Takako nous fait son numéro. Force est de reconnaître qu’elle n’a aucun talent sauf celui d’être propre sur elle, mais les chansons proposées ici sont très agréables. Enjouées, légères et plutōt bien composées. Takako largue le cōté funky de SPEED pour un son presque glamour et lui collant parfaitement aux os. On notera dans cet album les très bons Step The TimeEmpty ou la nouvelle version de My First Love, volontairement chanté à la limite du faux mais très intimiste. Nous retrouvons les singles My Greatest MemoriesFirst Wing et Come Close To Me.

Le CD, proposé en Digipack, laisse la part belle à sa chanteuse avec de jolies photos bien que parfois légèrement grotesques (le coup des palmes et du tuba…). Un album extrêmement glucosé mais qui n’écœure jamais et dont les colorants savent se faire discrets. La meilleure chose qu’ait faite Takako dans sa vie ; argument encore largement valable maintenant.

22 mars 2005 Aucun commentaire
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  • first wing
  • Japon 2000.
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