cure jazz

Difficile de ne pas aimer le jazz quand on écoute UA, sa voix grave, profonde et mélancolique vous emporte irrémédiablement loin de tout. Le vide total, entre spleen et écoute euphorique. Celle qu’on caricature un peu trop souvent en Björk nippone a bien plus à offrir qu’une pâle copie de l’islandaise allumée.

Kikuchi Naruyoshi a ranimé la flamme jazzy qui sommeillait en elle depuis quelque temps. L’entrée d’AJICO (et l’unique album studio qui découla de ce projet) nous avait mis l’eau à la bouche. Le plat de résistance tardait à venir. Le voilà enfin. Le savoir-faire du jazzman que les chanceux avait déjà pu savourer dans ses albums solos fait tanguer l’album sur de douces mélopées (Born To Be BlueMusic On The Planet Where Dawn Never BreaksOrdinary FoolTansoku Tekiawa…) et titres plus rythmés (Night In TunisiaHoneys And Scorpions) en passant par la réappropriation au tempo lentissime du mythique Over The Rainbow au cours de 10 relaxantes minutes où les amateurs de techno makina auront bien du mal à trouver ne serait-ce qu’un bpm. This City Is Too Jazzy To Be In Love enchantera les amateurs des autres Sinatra, Dean Martin ou Bing Crosby et la dernière plage en français fera ricaner les mauvaises langues que nous sommes entre deux soupirs de mécontentement : c’est déjà fini.

2 septembre 2006 Aucun commentaire
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  • cure jazz
  • Japon 2006.
  • Victor Entertainment.