Disques
Comme le temps et l’univers, l’Astro-alliance est exponentielle. Il est donc temps aux petits nouveaux de payer leurs hommages à l’ex-trio intergalactique qui règnent toujours sur une partie de l’empire. Ces dernières années furent riches en redondantes et mercantiles compilations pour m-flo, aussi lassés de tout ce bruit pour rien que nous Verbal et Taku se sont tournés vers des horizons plus électroniques et plus personnels qu’il s’agisse de DJying, de mode, ou de production. Normal alors de soupirer quand une variation sur le même thème apparaît dans les rayonnages. Il y a pourtant quelques meubles à sauver dans la...
Les rois incontestés du royaume chiptune honorent Avex d’une compilation de reprises 8bit des classiques du folk nippons des années 70-80. Les puristes détestent avant même d’écouter. On peut comprendre que de voir balafrer ainsi des tubes du patrimoine pop fasse mal… mais peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse mélodique. Non ? Sans doute revigorés par des compositions d’autres, ainsi que par le gros chèque de leur nouvelle maison de disque, le groupe préserve l’intégrité des chansons d’origines tout en y apportant le low-fi et la limitation de la palette sonore des puces audios d’antant, un son brut parsemé d’arrangements un peu plus...
Tout nouveau tout beau, le nouveau Perfume cartonne déjà, atteignant sans peine la première place du classement Oricon. Pas de quoi se réjouir pour autant :Triangle n’est qu’un habile copié-collé de ce qui a précédé. Compte tenu de la frilosité actuelle du marché, ceci explique sans doute cela. Maintenant fixés sur leurs performances scéniques, l’annonce d’un nouveau disque studio des Perfume avait de quoi nous rassurer tant leur musique, pure création de producteur avisé, semble éloignée de toute spontanéité, mais propice aux expérimentations les plus sympathiques. Un style parfaitement établi désormais, fait d’emprunts et de références, où les nappes synthétiques électro-pop habillent les vocalises enfantines...
Des divas R&B wannabe il y en à la pelle depuis 5 ans. Chaque année dévoile son lot de projets annoncés comme révolutionnaires pour le R&B japonais, surfant en général sur les modes musicales nord-américaines avec pas mal de retard. La France n’est pas mieux lotie mais, une nouvelle fois, le Japon se démarque par le nombre impressionnant de nouvelles chanteuses aux productions interchangeables lancées en rafale par l’industrie musicale. Qu’apporte donc Kuroki-chan à ce brouhaha de boites à rythmes et de basses bien grasses ? Malheureusement rien. Vocalement limitée, l’actrice de seconde zone qu’elle continue d’être film après film etdrama après drama ne sort pas grandie...
Il y a des vérités imparables dans la musique japonaise. X Japan a tout piqué à Kiss, Hamasaki Ayumi est encore plus refaite que Gackt, Ueto Aya n’est pas dotée de dents mais de touches de piano… Sakamoto Ryūichi, lui, est un génie. L’auteur de ces lignes n’est pas un fan transi, non, c’est juste un fait inéluctable. Et pourtant, génie ou pas, Sakamoto est assez méconnu par chez nous....
La valeur ajoutée du R&B est l’imagerie sexy, et pas besoin d’être spécialiste pour le savoir, onduler du vagin paiera toujours plus que de faire de la bonne musique, à moins d’être exceptionnelle et ça, ça n’arrive pas souvent. Lee Hyori aurait pu être comme les dizaines de gourdasses anonymes qui tapissent les écrans des chaînes musicales et emplissent l’air de leurs titres insipides. Elle l’était, anonyme parmi ses complices de girlsband (Fin.K.L. pour ne pas les citer), mignonne mais sans grand intérêt, noyée dans l’immensité de l’idol system coréen. Mais Hyori a choisi de faire comme Mariah Carey : de devenir une beyatch soft. À...
