Alors que le réalisateur le plus frenchy des Amériques va sortir sa relecture hollywoodienne du mythique journaliste/justicier masqué des sixties, retour sur la véritable star de la version originelle, chauffeur sous-fifre de Britt Reid, un petit asiatique aussi nerveux qu’efficace en castagne plus connu sous le nom de Bruce Lee.
Première star et premier sex symbol asiatique mondial, premier ambassadeur des arts martiaux et légende absolue du cinéma de kung-fu, Bruce Lee a séduit les mecs en prouvant que faire 1m50 et qu’être aussi épais qu’une poignée de nouilles instantanées n’empêchait aucunement de mettre K.O. de gros tas de barbaquemade in USA. Bruce a séduit les femmes également, et ce malgré sa coupe de cheveux inspirée par Mireille Matthieu, ses petits cris d’animaux effrayés et ses poses ridicules ; on pardonne parfois tout devant un visage fin et des abdos en béton.
Sans Bruce, pas de Jackie Chan, pas de Jet Li, pas de combinaison jaune pour Uma, pas de Rock Lee dans Naruto, pas de Wu Tang Clan et pas de moines shaolin masochistes qui remplissent des salles en tournoyant sur des piques. Sans Bruce, les importateurs de nunchaku auraient tous fait faillite dès la première année, foultitude de petits occidentaux n’auraient pas acheté Parler chinois en 10 leçons et ce cher Ben n’aurait pas écrit ce fabuleux article dans nos pages. Rien que pour ça, merci mec !
