Persona
Takenaka-Eri

Takenaka Eri est outsider d’un genre saturé depuis des années par la présence de poids lourds comme aiko, Do As Infinity (et par extension Van Tomiko), wyolica, et tant d’autres.

La pop gentillette n’a rien d’original sur le sol nippon, dès lors, dur de rivaliser. Eri se défend bien pourtant, alignant de bons crochets aux mélodies et à la ligne claire (Alice, Scramble, Dislike You) et balançant des uppercuts du tonnerre quand il le faut (Arigatō).

Les ralentissements de rythme savent se faire apprécier (Nakeru Basho et Sayonara, Sayonora) voire se rendre indispensable (Chōdo Ii, Hanasu Yo). Les touches de folk distillées ça et là rajoute de l’âme à l’ensemble et le trio guitare-piano-voix est décliné à l’envi sur 13 rounds de calme réparateur. On est loin de l’hystérie bondissante de mise chez les idols. Passons sur le titre « Gerbera » qui fera rire nerveusement les francophones.

Qu’apporte-t-elle de plus ? Peu de choses à proprement dit, si ce n’est, au même titre qu’Angela Aki, un renouvellement d’une scène qui s’embourbe dans ses succès et oublie la créativité et la fraîcheur au profit de la répétition. Loin du pathos parfois pesant d’Onitsuka Chihiro, des tremblements excessifs d’Utada Hikaru et de la routine roublarde d’aiko, Takenaka Eri a, en plus d’être talentueuse, oublié d’être moche. Dur pour la concurrence.

Ce charmant premier match n’augure que du bon, reste à espérer qu’elle ne finisse pas à radoter, comme un ancien boxeur trop souvent mis au tapis.

10 décembre 2007 Aucun commentaire
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  • ペルソナ
  • Japon 2006.
  • Columbia.