1945 en Birmanie. Fin de la guerre. Une compagnie de l’armée japonaise chante.
Lorsque l’un des soldats disparaît dans d’étranges conditions alors qu’il tentait de sauver une autre compagnie promise à une fin tragique, les hommes se retrouvent seuls face à eux-mêmes et face à une double tragédie : la perte d’une guerre et la perte d’un de leur plus cher camarade. Lorsque apparaît un moine birman aux traits semblables à ceux de leur compagnon, les hommes sont plongés dans un trouble profond et dans une réflexion sur le sens de leur vie, leurs buts et leurs aspirations.
Ce que l’on retient de ce livre, c’est l’impression de se trouver à l’intérieur d’un esprit japonais. On voit et on comprend les autres avec des yeux et un esprit nippon. On observe de près ce drôle de complexe de supériorité/infériorité et cette conscience profonde de ne pas comprendre les étrangers. Ce livre est un récit initiatique et philosophique formidablement bien construit.
L’auteur, parti de faits réels, nous fait cheminer sur des voies de sagesse pacifiste insoupçonnée et nous amène à comprendre la logique de la guerre et en même temps, à la condamner. Un livre plein de sagesse sans être moralisateur. Les questions posées au cours du récit trouvent une réponse dans la lettre qui clôt ce sublime parcours. Le livre s’achève, on reste un instant pantois, puis le voile se lève et votre sourire revient.
- ビルマの竪琴
- Japon 1947.
- Edition du Serpent à Plume (2002).
- Traduit par Hélène Morita.
