Everlasting | every little thing
1996-2006. Dix ans. Et oui, le temps passe. Cela fait donc dix années que Every Little Thing est là et quel parcours !
Plusieurs fois enterré, mais toujours vivant, vivace et vendeur. Au départ trio, composé de Igarashi Mitsuru, producteur et compositeur, Itō Ichirō à la gratte et de Mochida Kaori au chant, ELT balaya les charts à l’aide de chansons que certains qualifiaient de « simples et ringardes dans le son », mais terriblement accrocheuses. A son écoute, on visualise de suite la seconde génération de new wave de la fin des années 80 et également des groupes J-Pop tels que PSY’S ou TM Network. Inutile de le nier, ELT prend ses racines à la base même de cette culture musicale et c’est peut-être cela qui fit que cela marcha. Bien avant que la mode des synthés vintage ne débarque, ELT avait une longueur d’avance. Ou peut-être est-ce dû au fait que Igarashi n’a jamais su faire autre chose comme chansons…
Everlasting fut le premier album du groupe, sorti quelques mois après plusieurs singles phares. C’est un véritable festival de tubes, d’idées brillantes et de pop pure et simple. I’ll Get Over You a le calibre même du hit bien que jamais sorti en single. On notera l’hommage (clonage ?) de la chanson Season qui reprend tout les ingrédients du tube interplanétaire Africa du groupe Toto.
Emmenés par des singles monstrueux tels que Future World, Dear My Friend et surtout l’écrasant Feel My Heart, chanson qui reste encore à l’heure actuelle l’hymne du groupe, ELT s’imposa de suite dans les charts et les émissions télé. Politiquement correct, musicalement bon et intéressant, doté d’une jolie chanteuse, le groupe avait tout pour réussir.
Au troisième album, Igarashi les laissa tomber et s’en alla fonder ELT 2, à savoir Day After Tomorrow, un autre trio qui ne fit pas le quart des ventes ni l’audimat d’ELT malgré des qualités. ELT tint bon, Ichirō et Kaori se mirent à la composition et sauvèrent les meubles, bien qu’ils ne changèrent jamais vraiment de style. Dix ans après ils sont toujours là, même si les fans réécouteront plus leurs premiers albums que les derniers. Un excellent disque au son que ne renierait pas tommy february6.
Chronique publiée dans Kogaru#20
, le 6 mars 2006
