Digi+Kishin | Sonim
Etant has been niveau chanson (Asunaro Ginga, son dernier single datant de début 2005, s’est salement ramassé avec seulement une semaine dans les charts à la 18e place), Sonim se rattrape en multipliant les drama et les rôles dans des films digne d’une chronique sur Nanarland. Cela permet en tout cas de ne pas l’oublier. Mais son meilleur fond de commerce restera toujours ses fesses ; ou plutôt sa poitrine…
Consciente ou non de cela, la voici embarquée dans un DVD d’un genre nouveau pour elle : les Digi+Kishin. Réalisés par Shinoyama Kishin, un photographe très connu au Japon et qui a déjà à son tableau de chasse des noms aussi prestigieux que Megumi ou Kuriyama Chiaki, ces DVD sont un mélange de vidéos et de photos en scrolling, avec quelques effets spéciaux parfois. Dans les 50mn et des poussières de ce DVD, Sonim ne fait que courir. Il faudrait calculer le nombre de kilomètres qu’elle a parcouru pendant le tournage de ce truc… Alors elle court, ok, c’est donc nul. Ben pas tant que ça, parce que lorsque vous avez un peu plus de lolos que vos copines idoles et que l’on vous affuble d’un débardeur moulant et très léger, courir prend alors tout son sens ! Notons aussi des scènes totalement surréalistes, comme l’attaque des ninjas, contre lesquels Sonim se bagarre à coups de lattes (ce qui permet de montrer sa culotte par la même occasion…), la course folle dans le parking avec, à ses trousses, un mystérieux motard (le Tonnerre Mécanique ?…) ou l’incursion dans le love hotel ou Sonim joue les voyeuses en matant une actrice de film porno à poil ou un couple en train de s’envoyer en l’air… Tout cela forme un ensemble bizarre, très souvent malsain, et totalement invertébré. Quelques belles images malgré tout car lorsque Sonim est bien habillée et maquillée, elle peut être superbe. Cela ne rattrape pas la mauvaise ambiance du DVD et le fait qu’il n’est qu’un prétexte pour montrer de la peau et les effets de la gravité. Un DVD très physique pour Sonim et rapidement fatiguant pour son acquéreur…
Chronique publiée dans Kogaru #21
, le mai 2006
